Changer de regard sur la réaction émotionnelle
Ne plus considérer systématiquement l’émotion comme un événement qui vient interrompre le cours et auquel il faudrait apporter une solution immédiate. Apprendre à déterminer les urgences.
Situer l’émotion dans son contexte
Revenir sur ce qui vient de se produire : qu’est-ce qui a été dit ou vécu ?
Comment l’élève l’a-t-il compris ? Qu’est-ce qui l’a touché ? Relier la réaction
à ce qui l’a provoquée permet de sortir du simple constat : « il est en colère
», « elle pleure ».
Aider l’élève à mettre des mots sur ce qui l’affecte
Accompagner l’élève pour qu’il puisse identifier et préciser ce qu’il ressent.
Non pour lui expliquer ce qu’il devrait ressentir, mais pour lui permettre
progressivement de comprendre sa propre réaction.
Faire de l’émotion un outil de connaissance de soi
Une situation après l’autre, permettre à l’élève de découvrir ce qui le touche,
l’amuse, le blesse, l’inquiète, le frustre ou le met en colère. Il découvre ainsi progressivement sa sensibilité, ses limites et sa manière singulière de réagir au monde.
L’émotion comme levier d’apprentissage
Une fois l’émotion identifiée et comprise, expérimenter différentes façons de
l’exprimer et d’y répondre. Mettre des mots, formuler une limite, demander
de l’aide, attendre avant de réagir : l’élève acquiert progressivement
davantage de possibilités face à ce qu’il ressent.
Modes de travail possibles
Apports simples sur les émotions · Analyse de situations vécues · Observation des manifestations émotionnelles · mises en situation · jeux de rôles · Travail sur l’écoute et la verbalisation · identification des besoins · Expérimentation de réponses possibles à apporter à l’élève · Exercices de retour au calme · Echanges de pratiques · Feedback & ajustements·