Les travaux de Marshall Rosenberg nous offrent quatre repères : ce qui s’est passé, ce que nous ressentons, le besoin concerné et la demande que nous souhaitons formuler. Nous les travaillons à partir de vos échanges professionnels, pour vous aider à préciser votre parole et à entendre celle de l’autre. Ces repères prennent leur valeur dans la situation : vous cherchez une formulation juste, avec vos mots.
Faire du langage un outil de relation
Le langage est notre capacité à donner une forme partageable à ce que nous pensons, ressentons ou voulons exprimer. Un mot, une phrase, un silence, une intonation ou un geste participent à cette mise en relation. Nous travaillons donc à développer la capacité du participant à transformer ce qui se passe en lui en un message que l’autre peut recevoir, comprendre et auquel il peut répondre.
Trouver les mots justes
Plus une situation nous affecte, plus il devient difficile de traduire précisément ce que nous vivons. Les faits se mêlent aux interprétations, le ressenti au jugement et l’intention à la réaction. À partir de situations réelles, nous apprenons à distinguer ces différents niveaux pour retrouver la précision du langage : qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que cela produit en moi ? Qu’est-ce que je veux réellement faire entendre à l’autre ?
S’exprimer sans renoncer
Maîtriser son langage ne signifie ni adoucir systématiquement son propos ni éviter le désaccord. Nous travaillons au contraire la capacité à exprimer une limite, une exigence, un refus ou un désaccord dans toute sa précision, sans transformer l’interlocuteur en cible. Le participant expérimente différentes formulations et observe ce qu’elles permettent — ou empêchent — dans la relation.
Maintenir la communication lorsque la tension apparaît
C’est précisément lorsque l’échange devient difficile que la maîtrise du langage prend toute sa valeur. Nous travaillons la questiologie, c’est-à-dire l’art de poser des questions qui aident à préciser une pensée, à vérifier une interprétation et à comprendre le point de vue de l’autre. Vous observez notamment la différence entre une question qui ouvre l’échange et une question qui contient déjà son accusation : « Qu’est-ce qui a empêché la transmission ? » ne produit pas le même dialogue que « Pourquoi ne fais-tu jamais passer les informations ? »
Rechercher l’excellence communicationnelle
L’objectif dépasse donc la seule absence de violence. Nous cherchons à développer une maîtrise suffisamment fine du langage pour permettre au participant de rester précis dans ce qu’il dit, fidèle à ce qu’il pense et disponible à ce que l’autre lui répond.